Au fil de l’eau… le long du canal des arrosants

La ville d’Ollioules regorge de petits secrets. Avec notre guide Martin, nous partons à la découverte de ceux qui suivent la Reppe, les eaux domestiquées de la ville !

Rendez-vous devant l’office de tourisme d’Ollioules

Martin nous accueille, sourire aux lèvres et bonne humeur en poche, pour nous présenter l’itinéraire de la visite. Tout d’abord le lavoir et les sources au Nord, et pour finir le canal d’irrigation des plantations et le Moulin de Palisson.

En direction des lavoirs

La visite commence par le Couvent des Observantins. En traversant les ruelles de la ville, l’ombre fraîche est appréciable et nous permet de profiter pleinement des commentaires de Martin sur l’histoire de la ville.

Nous profitons du calme et de l’architecture des lieux : typiquement provençale, la bâtisse du XVè siècle est ouverte sur une cour plantée d’olivier où trône une fontaine. Le lieu est fleuri et des bancs en fer forgés invitent à la détente. L’endroit est parfait pour faire des jolies photos, se prélasser à l’ombre des glycines ou encore profiter de la vue sur la Reppe.

« La Reppe est un fleuve qui prend naissance dans la plaine du Beausset et dont son embouchure est situé entre les communes de Six Fours et Sanary».

Nous poursuivons notre parcours en direction du lavoir des Ratos en passant par le pont de La Bonnefont.

L’itinéraire est ombragé et Martin ne manque pas de références et d’anecdotes sur la ville et ses lavoirs.

Saviez-vous d’ailleurs, que les « lavandières » ou « bugadières » (bugade en provençal signifie lessive) étaient bien courageuses : quotidiennement et à la main, elles s’occupaient de laver, taper, brosser, sécher, repasser et plier le linge dans des toiles de jute. Petit plus, elles utilisaient de la cendre comme ingrédient miracle pour nettoyer et blanchir les linges !

En reprenant la route, nous faisons cette fois-ci halte sur le pont de La Bonnefont.  Nous saisissons l’occasion de nous détendre en écoutant le clapotis de l’eau et observer l’évolution des canards et des poissons au milieu des espèces végétales que nous présente Martin.

Vers le moulin de Palisson

Pour atteindre le moulin de Palisson, nous suivons le canal en empruntant le chemin du Pont du Berger.

L’itinéraire, très fleuri met en valeur les maisons qui bordent l’eau.

© Robert Palomba

Martin en profite pour nous expliquer l’étroite relation ente les fleurs et Ollioules : capitale de la fleur de 1850 à 1980, la ville était bordée de fleurs. Il est facile de s’imaginer les champs colorés qui s’épanouissaient alors tout autour du canal durant cette période. Il en subsiste encore quelques vestiges comme cette serre qui abrite des Cristata, que l’on nomme aussi crêtes de coq.

Au détour d’un virage, il apparaît enfin : le joli moulin de Palisson !

Le moulin à farine du XVè siècle a subi un travail de réhabilitation de qualité. La façade aux volets bleus abrite ainsi une exposition où les meules anciennes côtoient les roues à cuillères fraîchement restaurées. Charly, le gardien des lieux est incollable sur le fonctionnement du moulin et son histoire.

Voilà déjà notre visite qui touche à sa fin. Suivre le cours d’eau pour revenir au centre nous rappelle à quel point « l’eau » qui traverse la ville était omniprésente durant la visite et combien elle a façonné à la fois le paysage, l’économie et l’histoire de cette ville au délicat charme provençal.

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